ook décontracté, vocabulaire jeune et posture modeste du "salarié comme les autres", Olivier Besancenot a changé l'image de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il tente maintenant d'en modifier l'imagerie politique.
Le 19 septembre, le porte-parole de la LCR a publié avec le sociologue Michaël Löwy Che Guevara, une braise qui brûle encore (éditions Mille et une nuits, 14 euros). Un mois plus tôt, il annonçait la création d'un "nouveau parti anticapitaliste" prenant de court les militants de son organisation. Insensiblement, l'image donnée de la LCR change. Fini le temps où le candidat n'était "qu'un camarade parmi d'autres". Désormais, ses amis revendiquent l'aura de leur candidat qui "pèse" 1,5 million de voix. On parle du "parti d'Olivier", fondé sur le "programme présidentiel d'Olivier". Son livre en est une illustration : les auteurs expliquent "l'actualité ardente" des idées du guérillero pour la "rénovation" et "le socialisme du XXIe siècle".
Il avait prévenu lors de l'université d'été d'août : "Il est temps de refermer la page du vieux mouvement ouvrier pour en écrire une nouvelle, vierge." Le leader révolutionnaire nie toute volonté de substitution mais la célèbre figure est régulièrement convoquée, comme référence. Et évoque immanquablement la JCR de 1968 fascinée par le "foquisme", théorie du foyer révolutionnaire qui voulait multiplier les points de révolte. "L'histoire nous mord la nuque", prétendaient alors les aînés de Besancenot.
Le lyrisme en moins, la rhétorique de la LCR semble s'inspirer de cette volonté d'ouvrir une nouvelle voie de construction d'un parti. "Cela apparaît comme une tentative de se libérer de la figure tutélaire de Léon Trotski", s'interroge le minoritaire Christian Picquet. "C'est plus sexy de se réclamer du Che !", sourit Sergio Coronado, conseiller municipal Verts à Paris.
Besancenot jure que son ouvrage était prévu "avant la campagne". Le calendrier est pourtant bien calculé. Et permet de peser sur les débats que les militants doivent avoir fin janvier lors de leur congrès. "C'est une contribution supplémentaire qui peut permettre d'éclairer ce qu'on peut puiser dans la pensée du Che dans la discussion sur le nouveau parti", admet-il. Et de prendre - définitivement ? - ses distances avec la doctrine trotskiste.
Le 19 septembre, le porte-parole de la LCR a publié avec le sociologue Michaël Löwy Che Guevara, une braise qui brûle encore (éditions Mille et une nuits, 14 euros). Un mois plus tôt, il annonçait la création d'un "nouveau parti anticapitaliste" prenant de court les militants de son organisation. Insensiblement, l'image donnée de la LCR change. Fini le temps où le candidat n'était "qu'un camarade parmi d'autres". Désormais, ses amis revendiquent l'aura de leur candidat qui "pèse" 1,5 million de voix. On parle du "parti d'Olivier", fondé sur le "programme présidentiel d'Olivier". Son livre en est une illustration : les auteurs expliquent "l'actualité ardente" des idées du guérillero pour la "rénovation" et "le socialisme du XXIe siècle".
Il avait prévenu lors de l'université d'été d'août : "Il est temps de refermer la page du vieux mouvement ouvrier pour en écrire une nouvelle, vierge." Le leader révolutionnaire nie toute volonté de substitution mais la célèbre figure est régulièrement convoquée, comme référence. Et évoque immanquablement la JCR de 1968 fascinée par le "foquisme", théorie du foyer révolutionnaire qui voulait multiplier les points de révolte. "L'histoire nous mord la nuque", prétendaient alors les aînés de Besancenot.
Le lyrisme en moins, la rhétorique de la LCR semble s'inspirer de cette volonté d'ouvrir une nouvelle voie de construction d'un parti. "Cela apparaît comme une tentative de se libérer de la figure tutélaire de Léon Trotski", s'interroge le minoritaire Christian Picquet. "C'est plus sexy de se réclamer du Che !", sourit Sergio Coronado, conseiller municipal Verts à Paris.
Besancenot jure que son ouvrage était prévu "avant la campagne". Le calendrier est pourtant bien calculé. Et permet de peser sur les débats que les militants doivent avoir fin janvier lors de leur congrès. "C'est une contribution supplémentaire qui peut permettre d'éclairer ce qu'on peut puiser dans la pensée du Che dans la discussion sur le nouveau parti", admet-il. Et de prendre - définitivement ? - ses distances avec la doctrine trotskiste.

